Organisation du temps de travail en France

En France, la durée légale du travail constitue un cadre de référence clair pour les entreprises. Ce cadre s’accompagne de plusieurs dispositifs permettant d’adapter l’organisation du temps de travail aux besoins de l’activité, dans le respect des durées maximales et des temps de repos. Découvrez les règles essentielles à connaître.

Vérifié le 11 mai 2026

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En résumé

  • La durée légale du travail à temps complet est fixée à 35 heures par semaine.
  • Ce seuil sert de référence pour le calcul des heures supplémentaires
  • L’employeur doit également respecter les durées maximales de travail et les temps de repos obligatoires
  • Plusieurs dispositifs permettent d’adapter l’organisation du travail selon l’activité, les fonctions exercées et le niveau d’autonomie des salariés via des conventions de forfait en heures ou en jours.
  • Le travail à temps partiel obéit à des règles spécifiques
  • Les entreprises peuvent ainsi conjuguer conformité, flexibilité et performance opérationnelle.

Quelle est la durée du temps de travail à temps complet ?

Pour les salariés à temps complet, la durée légale du travail est fixée à :

  • 35 heures par semaine.
  • 151,67 heures par mois.
  • 1 607 heures par an.

Cette durée constitue un cadre de référence. Les heures effectuées au-delà de la durée légale constituent en principe des heures supplémentaires.

Des dispositions conventionnelles applicables dans l’entreprise peuvent toutefois prévoir une organisation différente.

 

Quels salariés relèvent du décompte des 35 heures ?

La durée légale de 35 heures par semaine concerne les salariés à temps complet soumis à un horaire de travail classique.

Tous les salariés ne sont toutefois pas à 35 heures : certains peuvent relever d’un autre mode d’organisation du temps de travail, notamment dans le cadre d’un forfait en heures ou d’un forfait en jours, selon leurs fonctions et leur degré d’autonomie.

 

La situation des cadres dirigeants

Les salariés ayant le statut de cadres dirigeants ne sont pas soumis aux règles relatives à la durée du travail lorsqu’ils remplissent les trois critères suivants :

  • Disposer de responsabilités dont l’importance implique une grande indépendance dans l’organisation de leur emploi du temps.
  • Être habilités à prendre des décisions de manière largement autonome.
  • Percevoir une rémunération parmi les plus élevées de l’entreprise.

Comment les conventions de forfait permettent-elles d’adapter l’organisation du temps de travail ?

Les conventions de forfait offrent aux entreprises un cadre d’organisation du travail adapté à certaines fonctions, en particulier lorsque le niveau d’autonomie ou la nature des responsabilités ne se prêtent pas à un décompte horaire classique.

Elles permettent de convenir avec le salarié d’une rémunération forfaitaire comprenant le salaire de base et les potentielles heures supplémentaires exprimée :

  • en heures ;
  • en jours.

Pour être valable, la convention de forfait doit être acceptée par le salarié.

  • être formalisée par écrit.
  • être prévue en heures (semaine, mois ou année) ou en jours.

Les salariés soumis à une convention de forfait en jours ou en heures ne relèvent pas du décompte hebdomadaire classique de la durée légale de 35 heures. Ils restent toutefois protégés par les règles applicables en matière de repos.

Quelle est la durée de travail maximale ?

Même en cas de dépassement de la durée légale ou conventionnelle de travail, des plafonds de durée du travail doivent être respectés. 

Comment fonctionne le temps partiel ?

Le travail à temps partiel concerne les salariés dont la durée de travail  est inférieure au temps complet fixé légalement ou conventionnellement.

 

Principes

Tous les salariés peuvent travailler à temps partiel .

La durée est fixée par une convention collective ou un accord de branche.

A défaut, à 24 heures par semaines (ou 104 heures) ou par mois ou l’équivalent calculé sur la période prévue par un accord collectif d’aménagement du temps de travail.

  • La durée minimale est en principe fixée à 24 heures par semaine.
  • Une durée différente peut être prévue par accord collectif.

Si la durée minimale fixée par cette disposition conventionnelle est inférieure à 24 heures par semaine, ou à son équivalent mensuel, ce texte doit déterminer :

  • Les garanties quant à la mise en œuvre d’horaires réguliers.
  • Ou les garanties permettant au salarié de cumuler plusieurs activités afin d’atteindre une durée globale d’activité correspondant à un temps plein ou au moins égale à 24 heures par semaine.

 

Exceptions

Certaines situations ne sont pas concernées par la durée minimale de travail :

  • Les contrats à durée déterminée (inférieurs ou égaux à 7 jours).
  • Le remplacement d’un salarié absent.
  • Les dérogations demandées par le salarié (situations personnelles, d’études…)
  • Certains contrats spécifiques (CDDI, contrats IAE, emploi par un particulier employeur)

 

Mentions obligatoires

Le contrat de travail à temps partiel doit préciser :

  • La qualification du salarié.
  • La rémunération.
  • La durée du travail hebdomadaire ou mensuel prévue.
  • La répartition des horaires.
  • Le mode de communication par écrit au salarié des horaires de travail.
  • Les conditions de modification de la répartition de la durée de travail
  • Les limites des heures complémentaires.

Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée au contrat de travail.

 

Heures complémentaires

Lorsqu’un salarié à temps partiel effectue des heures au-delà de la durée prévue dans son contrat, il réalise des « heures complémentaires » :

  • Les « heures complémentaires » sont limitées à 10 % de la durée hebdomadaire ou mensuelle prévue au contrat.  Une convention collective ou un accord de branche étendu peut porter cette limite à un tiers de la durée du temps de travail prévu au contrat.
  • Elles donnent lieu à une majoration de rémunération comprise entre 10% pour les premières heures accomplies puis 25 % dans la limite des heures autorisées.

Les heures complémentaires ne peuvent pas avoir pour effet de porter la durée du travail du salarié au niveau de la durée légale ou de la durée conventionnelle applicable au temps complet.