Carrière internationale et droits à retraite

La mobilité internationale a un impact direct sur les droits à la retraite des salariés. Les employeurs doivent appréhender les règles applicables afin d’informer leurs collaborateurs et d’anticiper les conséquences d’une carrière exercée en France et dans plusieurs pays.

Vérifié le 11 mai 2026

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En résumé

  • La retraite constitue une préoccupation majeure pour les salariés internationaux ; les employeurs doivent anticiper et expliquer les règles applicables.
  • La retraite en France repose sur une retraite de base et une retraite complémentaire obligatoire.
  • Les périodes travaillées à l’étranger peuvent être prises en compte selon le pays et les accords applicables.
  • Dans l’UE, l’EEE et en Suisse, un mécanisme de totalisation des périodes d’assurance s’applique.
  • Hors UE, les règles dépendent de l’existence et du contenu des conventions bilatérales de sécurité sociale.
  • Une demande spécifique doit être effectuée pour faire valoir des droits liés à une carrière internationale.

Comment fonctionne la retraite en France?

La retraite, comment ça marche?

L'assurance retraite

Quelle retraite après une carrière internationale?

Lorsqu’un parcours professionnel comprend des périodes de travail à l’étranger, le calcul des droits dépend :

  • du droit français
  • des règlements européens
  • ou des accords de sécurité sociale conclus entre la France et les autres États.

Employeurs et salariés doivent anticiper l’impact de la mobilité internationale sur la retraite.

Cas particulier : le détachement

Lors d’un détachement à l’étranger, le salarié reste, en principe, affilié au régime de sécurité sociale de son pays d’origine. Les périodes de détachement sont prises en compte dans ce régime, et non dans celui du pays d’accueil. Lorsqu’un salarié est détaché vers la France depuis l’étranger, il reste affilié au régime de l’État d’origine et ne cotise pas au régime français pendant la période concernée.

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Quelle retraite après une carrière dans l’Union européenne, l’EEE ou la Suisse?

Les États de l’UE, de l’EEE et la Suisse appliquent un mécanisme de coordination des systèmes de retraite.

Un salarié ayant travaillé en France et dans un ou plusieurs autres États membres peut faire valoir l’ensemble des périodes accomplies dans ces pays pour l’ouverture de ses droits.

A noter :

Une période travaillée en France ouvre des droits en France, même si le salarié termine sa carrière dans un autre pays européen. Il n’y a pas de perte de droits en cas de mobilité intra-européenne : chaque État conserve la responsabilité des périodes accomplies sur son territoire.

Quelle retraite après une carrière en UE et dans un pays hors UE?

Lorsqu’un salarié a travaillé à la fois dans un État de l’UE, l’EEE ou en Suisse et dans un pays lié à la France par une convention bilatérale, la règle de calcul la plus favorable à l’assuré est retenue, sous réserve que les accords applicables le permettent.

Selon la règle de calcul choisie, certaines périodes travaillées à l’étranger pourraient ne pas être prise en compte de la même manière. Ce choix peut avoir des conséquences sur l’âge de départ et le montant des pensions.

Certaines conventions bilatérales autorisent la prise en compte de périodes travaillées dans un troisième pays. Cela n’est toutefois possible que si ce pays est lié séparément à chacun des deux États signataires par un accord de sécurité sociale qui le prévoit.

Quelle retraite après une carrière hors UE, EEE ou Suisse?

Lorsque la carrière s’est déroulée en France et dans un ou plusieurs États tiers à l’UE, l’’EEE ou à la Suisse, les droits à la retraite dépendent de l’existence ou non d’une convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et le pays concerné.

Acteur clé : le CLEISS

Le CLEISS (Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale) est l’organisme français chargé de coordonner les régimes de sécurité sociale avec l’étranger. Il facilite les démarches des assurés et garantit la continuité de leurs droits lors d’une mobilité internationale.

 

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Comment demander sa retraite avec une carrière internationale?

La retraite internationale n’est jamais automatique. La demande doit être déposée par le salarié :

  • Auprès de l’organisme de retraite de l’État de résidence.
  • Sinon, auprès de l’organisme du dernier État dans lequel le salarié a travaillé.

Quelles sont les démarches à effectuer?

  1. Recenser l’ensemble des périodes travaillées en France et à l’étranger (dates précises, employeurs, pays concernés).
  2. Identifier les règlements européens ou conventions applicables à chaque période
  3. Vérifier les conditions d’ouverture des droits dans chaque État (âge légal, durée d’assurance requise, etc.)
  4. Comprendre les règles de calcul des droits pour les périodes pouvant être comptabilisées.
  5. Déposer les demandes auprès des organismes compétents.

 Une anticipation est particulièrement recommandée lorsque la carrière s’est déroulée dans plusieurs États.

 

 

Documents justificatifs

Il est recommandé de conserver l’ensemble des justificatifs relatifs aux périodes d’activité à l’étranger (contrats de travail, bulletins de salaire, attestations d’affiliation ou de détachement, relevés de carrière).

Les employeurs contribuent à la sécurisation du parcours en conservant les archives sociales et en délivrant, à la demande du salarié, les attestations nécessaires.

Comprendre le calcul de la retraite à l’étranger

L'assurance retraite

A retenir

Cette page explique le fonctionnement des droits à la retraite dans un contexte de carrière internationale. Elle s'appuie sur des sources institutionnelles telles que securite-sociale.fr, l’Agirc-Arrco, le CLEISS et Business France. Elle présente des informations qui relèvent des règles de coordination entre pays, des mécanismes de prise en compte des périodes travaillées à l’étranger et des modalités de calcul des pensions. Elle prend comme exemple le cas d’un salarié ayant exercé son activité dans plusieurs pays et pour son employeur d'expliquer les incidences en matière de retraite.