L’autorisation de travail pour travailler en France
Une autorisation de travail est requise pour exercer une activité salariée en France, sauf dispense. Selon le visa ou le titre de séjour détenu, elle peut être automatique ou nécessiter une demande préalable par l’employeur.
En résumé
- Une autorisation de travail est requise pour exercer une activité salariée en France, sauf cas de dispense prévus par la réglementation.
- Certains visas et titres de séjour valent autorisation de travail et ne nécessitent aucune démarche supplémentaire.
- Lorsque le titre de séjour ne suffit pas, une autorisation de travail spécifique doit être demandée par l’employeur avant l’embauche.
- La durée et la validité de l’autorisation dépendent du contrat, de l’employeur et de la zone géographique concernée.
- Toute modification de la situation professionnelle (employeur, contrat, statut) implique, dans la plupart des cas, une nouvelle demande.
Quelles sont les différentes formes de l’autorisation de travail?
Certains visas et titres de séjour autorisent directement l’exercice d’une activité salariée pendant toute leur durée de validité, sous réserve du respect des conditions associées au statut concerné (par exemple : talent, salarié détaché ICT).
Dans ces situations, aucune demande d’autorisation de travail spécifique n’est requise.
Pour plus de détails, consultez notre page dédiée.
Lorsque le titre de séjour ne vaut pas autorisation de travail, l’employeur doit solliciter une autorisation de travail spécifique avant l’arrivée ou la prise de fonction du salarié.
Cette autorisation est notamment exigée pour :
- L’introduction de salariés en CDI (hors statut « Talent »).
- Le recrutement de travailleurs temporaires en CDD.
- Les changements d’employeur.
- Les travailleurs détachés hors mobilité intragroupe.
L’autorisation de travail constitue alors une condition préalable à la délivrance du visa et/ou du titre de séjour.
Bon à savoir
L’exercice d’une profession réglementée suppose également la détention d’un diplôme ou d’une qualification spécifique propre à la profession concernée (par exemple : professions de santé, avocats, experts-comptables).
Dispense d’autorisation de travail
Les citoyens d’un État membre de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse peuvent travailler en France sans autorisation de travail.
Les ressortissants de pays tiers employés de manière régulière par un employeur établi dans un État de l’UE, de l’EEE ou en Suisse, dans le cadre d’une prestation de services, sont dispensés d’autorisation de travail, sous réserve de détenir un titre de séjour européen autorisant le travail.
Les ressortissants de pays tiers venant exercer une activité salariée en France pour une durée inférieure ou égale à trois mois sont dispensés d’autorisation de travail dans certains domaines limitativement prévus, notamment :
- Manifestations sportives, culturelles, artistiques ou scientifiques.
- Colloques, séminaires et salons professionnels.
- Activités de production et diffusion cinématographiques, audiovisuelles, du spectacle et d’édition phonographique.
- Mannequinat et pose artistique.
- Services à la personne et aux employés de maison accompagnant leur employeur.
- Missions d’audit ou d’expertise (informatique, gestion, finance, assurance, architecture, ingénierie).
- Activités d’enseignement occasionnelles assurées par des professeurs invités.
Quelles sont la durée et la validité de l’autorisation de travail?
L’autorisation de travail est valable pour la durée indiquée dans le contrat de travail ou la lettre de mission. Dans certains cas, elle peut être délivrée pour une durée de 12 mois renouvelables.
Une autorisation de travail spécifique peut être :
- Valable pour tout employeur ou pour un employeur déterminé uniquement.
- Limitée à une ou plusieurs zones géographiques.
Une autorisation de travail délivrée pour un département ou une région d’Outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion) n’est valable que sur ce territoire.
Un salarié souhaitant exercer une activité en France métropolitaine devra obtenir une nouvelle autorisation.
Inversement, une autorisation valable pour la France métropolitaine ne permet pas de travailler dans les territoires ultramarins. Une demande distincte est alors requise.
Tout changement d’emploi (employeur ou contrat de travail) nécessite le dépôt d’une nouvelle demande d’autorisation de travail.
Comment demander une autorisation de travail ?
La demande d’autorisation de travail est initiée par l’employeur, qu’il soit établi en France ou à l’étranger.
Lorsque la situation de l’emploi est opposable, l’employeur doit publier l’offre pendant trois semaines auprès d’un organisme de placement public (France Travail ou Apec) avant de déposer la demande.
La demande d’autorisation de travail est effectuée en ligne sur la plateforme dédiée, au moins trois mois avant la date prévisionnelle de prise de fonction. Une confirmation de dépôt est adressée par courriel à l’employeur.
En cas de réponse favorable, l’autorisation de travail est transmise par notification. Le salarié devra la joindre à sa demande de visa et/ou de titre de séjour.
L’autorisation de travail doit être annexée au registre unique du personnel, tenu à la disposition des agents de contrôle de l’inspection du travail.
L’employeur doit vérifier s’il existe des candidats disponibles sur le marché du travail français (l’annonce du poste proposé devra être publiée 3 semaines auprès du site de France Travail ou de l’Apec)
Toutefois, certaines professions figurent sur les listes des métiers en tension, pour lesquelles la situation de l’emploi n’est pas opposable selon la région concernée. Vous pouvez consulter un simulateur pour connaître la situation d’opposabilité de l’emploi via la page dédiée.
Des dispenses sont également prévues, notamment :
- En application d’accords bilatéraux conclus avec certains États.
- Pour les jeunes diplômés titulaires d’un diplôme au moins équivalent au master, lorsque le contrat est en lien avec la formation suivie et prévoit une rémunération d’au moins 2 704,54 € bruts mensuels au 1er janvier 2026.
La liste officielle des documents à fournir est disponible sur le site de l’ANEF. Une liste indicative peut également être consultée à titre informatif sur notre page dédiée.
L’autorisation de travail spécifique n’entraîne pas de frais directs pour l’employeur ou le salarié. En revanche, l’employeur doit s’acquitter d’une taxe auprès de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) lors de la première délivrance du titre de séjour salarié ou salarié détaché.
Comment demander une nouvelle autorisation de travail ?
La demande de renouvellement doit être déposée dans les deux mois précédant l’expiration de l’autorisation en cours.
En cas de prolongation de la mission, un avenant au contrat de travail doit être fourni.
En cas de changement d’emploi, une nouvelle autorisation de travail est obligatoire, même si le titre de séjour du salarié est toujours valide.
Que faire en cas d’évolution de la situation professionnelle ?
Lorsque le motif du séjour évolue (par exemple, passage du salariat à la création d’entreprise), une procédure de changement de statut peut être engagée dans les deux mois précédant l’expiration du titre de séjour.
Etendre le séjour
Certains statuts, comme celui de travailleur détaché hors mobilité intragroupe, ne permettent pas la prolongation du séjour au-delà de la mission initiale.
A retenir
This page explains les règles applicables à l’autorisation de travail en France, en distinguant les cas où le titre de séjour suffit de ceux nécessitant une demande spécifique via une procédure dédiée. It is based on institutional sources such as le ministère de l'intérieur, le ministère du travail, la plateforme ANEF et Business France. It presents information covering des conditions d’accès à l’emploi, de la procédure de demande d'autorisation de travail en France par l'employeur et des cas de dispenses . It uses the example of d’un employeur recrutant un salarié étranger en France et voulant connaître la procédure de demande d'autorisation de travail.